Les magazines parlent tendances, moi je vois ce qui vieillit bien sur les chantiers. Voici ce que je conseille à mes clients du Marsan qui rénovent leur salle de bain cette année.
Les couleurs : on quitte le blanc clinique
La grande tendance 2026, c’est le retour des teintes naturelles : beige sable, lin, argile, vert sauge, brun minéral. Ces couleurs réchauffent une pièce souvent froide et se marient bien avec le bois et la pierre. Le blanc reste là, mais en second rôle : plafond, sanitaires, joints.
Mon conseil : gardez les couleurs fortes pour ce qui se change facilement (peinture, meuble, accessoires) et restez sobre sur ce qui est posé pour vingt ans, c’est-à-dire le carrelage de sol et de douche.
Les matériaux : grand format et effet pierre
Les carreaux grand format (60 × 120 cm, parfois plus) dominent les nouvelles salles de bain. Moins de joints, un entretien plus simple et une impression d’espace, même dans 5 m². Les effets travertin, béton ciré ou ardoise sont très demandés, en grès cérame plutôt qu’en pierre véritable : même rendu, zéro entretien, pas de taches.
Le zellige (petits carreaux émaillés irréguliers) fait un retour remarqué sur les murs de douche. C’est superbe, mais ça se pose au millimètre et ça demande un joint adapté : c’est un chantier de carreleur soigneux, pas un bricolage du week-end.
La douche : extra-plate, ouverte, discrète
La douche à l’italienne reste la star, mais sa version 2026 est plus sobre : receveur extra-plat (3 cm ou moins), caniveau linéaire glissé le long du mur, paroi unique en verre clair, parfois plus de paroi du tout quand la pièce le permet. Le mitigeur thermostatique encastré libère le mur et facilite le nettoyage.
Attention aux évacuations. Un receveur extra-plat a besoin d’une pente et d’une hauteur d’évacuation suffisantes sous le sol. Dans les maisons du Marsan sur dalle, il faut parfois creuser ou rehausser légèrement : c’est le premier point que je vérifie lors de ma visite.
La robinetterie : laiton brossé, noir mat, et surtout des cartouches sérieuses
Le chrome brillant recule au profit du laiton brossé, du nickel brossé et du noir mat. Ce sont de belles finitions, mais la finition ne fait pas le robinet. Ce qui compte, c’est la cartouche céramique, la disponibilité des pièces détachées et une vraie garantie. Je pose des marques que je peux réparer dans dix ans, pas des modèles jetables achetés en ligne.
Sur les finitions colorées, pensez aussi à l’eau calcaire : le noir mat marque plus vite que le brossé. Un simple essuyage après la douche suffit à garder l’aspect neuf.
Le confort : sèche-serviettes, meuble suspendu, WC suspendu
- Sèche-serviettes : raccordé au chauffage central ou électrique, il remplace avantageusement le radiateur classique et sèche vraiment les serviettes.
- Meuble vasque suspendu : le sol reste dégagé, la pièce paraît plus grande, le ménage est plus rapide.
- WC suspendu avec bâti-support : plus propre visuellement, et l’habillage offre une tablette bien pratique.
- Éclairage : un miroir rétroéclairé et une lumière chaude (2 700 à 3 000 K) changent complètement l’ambiance.
Ce que je déconseille
- Les vasques noires ou très foncées : chaque trace de calcaire se voit.
- Les carreaux de sol trop lisses dans la douche : glissants. Demandez un classement antidérapant adapté (R10 ou R11 en zone douche).
- Le tout-encastré sans trappe de visite : le jour où un flexible fuit, il faut casser.
Un budget réaliste
Pour une salle de bain complète de 5 à 7 m² avec douche à l’italienne, meuble vasque, WC suspendu et sèche-serviettes, comptez à titre indicatif entre 8 000 et 15 000 € tout compris, selon les matériaux choisis et l’état de l’existant. Un simple remplacement de baignoire par une douche revient bien moins cher. Dans tous les cas, je chiffre sur place, gratuitement, après avoir vérifié les arrivées et les évacuations.


